" Le studio couvert de neige parfumée s'ouvre à la brume.
Sans soucis ni entraves, la visions de l'homme se libère.
Deuxième veille, au lever de lune : les branches frôlent la porte.
Se dévoilent quelques perles : leurs ombres parsèment le perron.
Hésitant entre siège et lit, le poème tarde à mûrir.
Emmitouflé de couvertures, l'homme s'abîme dans son rêve.
Soudain un son de cloche perce les fumées de l'aube.
Désir d'être enfoui au fond de la grotte fleurie !"
J'adore celui-ci, on entend les feuilles dans le vent :o), la profondeur -ou la brume du poème- projette les coups de pinceau, les uniques coups de pinceau pour cahque feuille : " si loin que vous alliez, si haut que vous montiez, il vous faut commencer par un simple pas. Aussi, l'Unique Trait de Pinceau embrasse-t-il tout, jusqu'au lointain le plus inaccessible, et sur dix mille millions de coup de pinceau, il n'en est pas un dont le commencement et l'achèvement ne résident finalement dans cet Unique Trait de Pinceau dont le contrôle n'appartient qu'à l'homme"(Les propos, Shitao)
