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Shitao, " vague de pierre".

"Lorsque Yüke peignait un bambou, Il voyait le bambou et ne se voyait plus."

 Shitao, " vague de pierre".
Un très grand peintre , auteur des célèbres "propos sur la peinture du Moine Citrouille-amère".

Hello to the people from US universities and tx for the links :o)
Please be patient for seeing the paintings, files are big.
Try to imagine the sound of the paper opening in the wind, remember the colors and the perfumes of nature, and watch the painter sitting in front of it.
You think some great pictures of ShiTao should be in this page with these ?
Yesss, just send me a mail with them and a few words

La mini bio : la dynastie des Ming, la dernière dynastie chinoise avant 3 siècles, s'effondre sous l'invasion Mandchous. Pas de bol, Shitao voit le jour au sein d'une famille princière et échappe par hasard au massacre. Hetao, un serviteur 'dévoué' prend en charge son éducation en le promenant à travers les monastères bouddhiques, faisant de lui un lettré, intellectuel, peintre et calligraphe. Voila pour la légende.

La dynastie Manchoue ne se caractérise pas par un épanouissemnt des arts, au contraire, les intellectuels sont fliqués et les artistes doivent recopier les anciens, suivant une tradition soigneusement sélectionnée : c'est l'académisme.
Les quelques individualités créatives se retrouvent alors dans les monastères, pépères.

En, 1680 le nouvel empereur Mandchou se montre un peu plus ouvert, les lettrés peuvent rejoindre les villes, et Shitao devient citadin, tout en se définissant lui même comme "citoyen de la libre nature". Période curieuse pour l'ancien fils de prince, privé de son enfance par l'envahisseur, contraint de lui faire allégeance quotidienne, au milieu des vestiges de son histoire. Ze boules.

Finalement, en 81, il s'installe à la campagne dans une petite maison, la plupart des oeuvres conservées datent de ces dernières années et wow... suivant François Cheng (lisez son bouquin), on peut dire que son art se libère des contraintes de son temps, s'épure et vise à l'essentiel. "D'un pas léger, le disciple de la grande pureté, ainsi signe-t-il à présent ses tableaux, a trouvé sa voie, délivré dirait-on de la pesanteur commune".

En réalité, il vit de sa plume et de ses talents de concepteurs de jardins, comme il dit, c'est à dire modestement, seul et malade vers la fin.
Les petits poèmes nostalgiques qui accompagnent les tableaux nous renvoient l'écho aujourd'hui d'un homme qui doute de lui même, constatant son existence déchirée et son désir d'harmonie.

Un peu pompeux en se relisant mais bon, c'est vrai, alors à lui maintenant :

Bambous. collections publiques des Musées de Chine

"Lorsque Yüke peignait un bambou,
Il voyait le bambou et ne se voyait plus.
C'est peu de dire qu'il ne se voyait plus;
Comme possédé, il délaissait son propre corps.
Celui-ci se transformait, devenait bambou,
Faisant jaillir sans fin de nouvelles fraîcheurs.
Zhuangzi, hélas, n'est plus de ce monde !
Qui conçoit encore un tel esprit concentré ?"
Su Shi (1100)

Le bambou reflête dans la pensée taoîste traditionelle chinoise l'unité dans l'équilibre des contraires : souplesse et rigidité, vide et plein. Pour le peintre, c'est un autoportrait : allégorie du pinceau.




Shitao




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